Personnalités célèbres en Mauritanie
Figures politiques et historiques
Moktar Ould Daddah, premier président du pays, a conduit la Mauritanie à l'indépendance en 1960 et dirigé l'État jusqu'à la fin des années 1970. Avant lui, le cheikh Ma el Aïnin est resté dans les mémoires comme l'une des principales figures de la résistance à la pénétration coloniale française. Ces deux noms structurent le récit national enseigné dans les écoles.
Voix de la musique
Dimi Mint Abba a été la première chanteuse mauritanienne à conduire une carrière internationale durable et demeure une référence pour les générations suivantes. Malouma, née à Mederdra, a renouvelé le répertoire traditionnel avant d'être élue sénatrice en 2007. Noura Mint Seymali, formée auprès de Dimi Mint Abba dès l'âge de treize ans, joue de l'ardin et se produit sur les scènes internationales depuis la formation de son groupe en 2004.
Écrivains et journalistes
Mbarek Ould Beyrouk, né en 1957 à Atar, a fondé en 1988 Mauritanie demain, présenté comme le premier journal indépendant du pays, avant de recevoir le prix Ahmadou Kourouma en 2016 pour Le Tambour des larmes. L'universitaire Mamadou Kalidou Bâ a coordonné la même année une anthologie de la littérature mauritanienne francophone, qui a donné une visibilité nouvelle à plusieurs auteurs jusque-là peu diffusés.
Cinéma et arts visuels
Abderrahmane Sissako, né à Kiffa, occupe la place la plus visible dans le cinéma mauritanien. Ses films La Vie sur terre, En attendant le bonheur, Bamako, Timbuktu et Black Tea ont circulé dans les grands festivals internationaux. Timbuktu a obtenu sept César en 2015, dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation, ce qui a fait de son auteur le premier cinéaste africain récompensé dans cette dernière catégorie. Dans les arts plastiques, la peintre Amy Sow, née en 1977 à Nouakchott, expose en Afrique, en Europe et aux États-Unis, dirige la galerie Art Gallé et a figuré en 2018 parmi les cent Africains de l'année du magazine New African.