Economie de la Mauritanie

L'économie mauritanienne repose sur l'exploitation de ressources naturelles abondantes, minerais et poissons, et sur un secteur primaire traditionnel encore largement informel. Le produit intérieur brut avoisinait 11,7 milliards de dollars en 2025 selon la Banque mondiale, pour un revenu par habitant d'environ 2 200 dollars.

Structure sectorielle

La Direction générale du Trésor français évaluait en 2023 la part du secteur primaire à 22 pour cent de la production, celle du secondaire à 33 pour cent et celle du tertiaire à 45 pour cent. L'agriculture et l'élevage emploient une proportion de la population active nettement supérieure à leur contribution à la richesse nationale, ce qui traduit une productivité faible dans ces activités.

Poids des industries extractives

Les minerais représentaient 75,1 pour cent des exportations en 2023, soit environ 2,5 milliards d'euros, avec l'or à 37,3 pour cent du total, le fer à 34,6 pour cent et le cuivre à 3,1 pour cent. Le minerai de fer est extrait dans la région de Zouerate par la Société nationale industrielle et minière, puis acheminé par voie ferrée vers le terminal de Nouadhibou. L'or provient principalement du gisement de Tasiast, exploité par Kinross.

Ressources halieutiques

Les produits de la pêche constituaient 19,7 pour cent des exportations en 2023. Les eaux mauritaniennes comptent parmi les plus poissonneuses de l'Atlantique en raison de la remontée d'eaux froides qui longe la côte. Des accords de pêche encadrent l'accès des flottes étrangères, celui conclu avec l'Union européenne courant jusqu'au 14 novembre 2026.

Croissance et prix

La croissance s'est établie à 3,4 pour cent en 2023 après 6,4 pour cent en 2022, avant de remonter à environ 4 pour cent en 2025 selon la Banque mondiale. L'inflation, montée à 9,5 pour cent en 2022 puis 7,8 pour cent en moyenne en 2023, était revenue à 1,5 pour cent en 2025. Cette volatilité tient à la dépendance du pays aux cours mondiaux des matières premières et des denrées importées.

Finances publiques

La dette publique représentait environ 49 pour cent du produit intérieur brut d'après la Direction générale du Trésor, dont une part externe prépondérante. Des restructurations conclues avec le Koweït et l'Arabie saoudite ont permis en 2023 le reclassement du pays de la catégorie de risque élevé de surendettement vers un risque modéré.

Perspectives gazières

La mise en production du gisement de Grand Tortue Ahmeyim, partagé avec le Sénégal, modifie l'horizon budgétaire. D'autres projets, portant sur l'hydrogène vert et sur l'uranium, ont fait l'objet d'annonces sans calendrier ferme.