Investir en Mauritanie

La Mauritanie se présente comme un marché de taille modeste, environ 5,3 millions d'habitants en 2025 selon la Banque mondiale, mais dotée de ressources naturelles importantes et d'une position littorale entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest. Les capitaux étrangers y sont concentrés dans les mines, les hydrocarbures et la pêche.

Cadre offert aux investisseurs

Le code des investissements garantit le traitement national, la liberté de transfert des bénéfices et des capitaux investis, ainsi qu'un encadrement des procédures d'expropriation. Le pays est partie à la convention de Washington instituant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, ce qui ouvre une voie d'arbitrage international. Des accords bilatéraux de protection des investissements complètent ce dispositif avec un nombre limité d'États.

Régimes d'incitation

Des régimes privilégiés assortis d'exonérations douanières et fiscales temporaires sont accessibles au-delà de certains seuils d'investissement et sous condition d'engagements en matière d'emploi local. La zone franche de Nouadhibou, créée par une loi de 2013, applique une fiscalité dérogatoire aux activités portuaires, logistiques, industrielles et halieutiques installées dans son périmètre.

Secteurs porteurs de projets

Les industries extractives concentrent l'essentiel des flux entrants, avec le fer, l'or et le cuivre. Le gisement gazier de Grand Tortue Ahmeyim, partagé à parts égales avec le Sénégal et opéré par BP avec Kosmos Energy, a fait entrer le pays dans le cercle des producteurs de gaz naturel liquéfié. Les autorités ont par ailleurs signé des protocoles portant sur des projets d'hydrogène vert, dont les calendriers restent indicatifs. La transformation des produits de la mer, l'énergie solaire et éolienne, l'agro-industrie dans la vallée du fleuve et la logistique portuaire figurent parmi les autres domaines ouverts aux capitaux privés.

Contraintes opérationnelles

Les opérateurs installés mentionnent le coût et la disponibilité de l'énergie, l'état des infrastructures de transport en dehors des corridors miniers, la profondeur limitée du marché intérieur et la difficulté à recruter certaines qualifications techniques. La lenteur de certaines procédures administratives et l'incertitude sur les délais judiciaires sont également citées. Transparency International classe la Mauritanie dans la seconde moitié de son indice de perception de la corruption.

Foncier et propriété

La terre relève d'un régime domanial où l'État conserve un rôle central. Les concessions et baux de longue durée constituent la voie usuelle d'accès au foncier industriel, la propriété pleine étant soumise à des conditions particulières pour les personnes étrangères. La sécurisation des titres suppose des vérifications préalables auprès des services domaniaux.