Drapeau officiel de la Mauritanie
Le drapeau de la République islamique de Mauritanie associe un fond vert, un croissant et une étoile d'or, ainsi que deux bandes rouges horizontales. Sa forme actuelle résulte du référendum constitutionnel de 2017, qui a modifié un emblème adopté en 1959, un an avant l'indépendance.
Description du pavillon
Le champ central est vert. Il porte en son milieu un croissant d'or ouvert vers le haut, surmonté d'une étoile à cinq branches de même couleur. Deux bandes rouges de largeur égale bordent le drapeau, l'une en partie supérieure, l'autre en partie inférieure. Les proportions et les nuances chromatiques ont fait l'objet d'une normalisation officielle en mai 2020, plusieurs variantes ayant circulé les années précédentes.
Symbolique des couleurs
Le vert et le croissant étoilé renvoient à l'islam, religion d'État. L'or évoque les étendues sahariennes et les ressources du sous-sol. Le rouge, introduit lors de la révision de 2017, commémore le sang versé pour la défense du pays. Réunies, ces trois teintes correspondent aussi aux couleurs panafricaines.
Premier drapeau national
Le pavillon vert au croissant et à l'étoile d'or a été adopté en 1959, alors que le territoire accédait à l'autonomie interne sous la conduite de Moktar Ould Daddah. Il est demeuré inchangé pendant près de six décennies et a accompagné l'indépendance proclamée le 28 novembre 1960. Sa composition rompait avec les emblèmes coloniaux et affirmait l'appartenance du jeune État au monde musulman.
Révision constitutionnelle et bandes rouges
Le référendum du 5 août 2017 portait sur plusieurs modifications institutionnelles, parmi lesquelles la suppression du Sénat et le changement du drapeau. Les résultats officiels ont crédité le oui de 85,61 pour cent des suffrages exprimés. Les deux bandes rouges sont entrées en vigueur dans la foulée. Une partie de l'opposition a contesté tant la procédure retenue que le décompte annoncé.
Usages officiels
Le drapeau flotte sur les bâtiments publics, les représentations diplomatiques et les navires immatriculés dans le pays. Une loi promulguée en 2021 protège les symboles nationaux et sanctionne leur outrage. Reporters sans frontières relève que ce texte a parfois été invoqué à l'encontre de journalistes, ce qui en fait un sujet de débat au sein de la profession.