Emblème de la Mauritanie

L'emblème de la République islamique de Mauritanie reprend les motifs du drapeau national et y ajoute deux éléments végétaux. Il tient lieu de sceau de l'État et figure sur les documents officiels, sur les monnaies et sur les enseignes des administrations.

Composition du sceau

Un disque vert porte en son centre un croissant d'or surmonté d'une étoile à cinq branches. De part et d'autre apparaissent un palmier dattier et un épi de mil. Une couronne circulaire entoure ce motif et porte la dénomination officielle du pays, en arabe dans la partie supérieure et en français dans la partie inférieure.

Signification des motifs

Le croissant et l'étoile renvoient à l'islam, qui fonde l'identité constitutionnelle du pays. Le palmier dattier évoque les oasis de l'Adrar, du Tagant et de l'Assaba, longtemps au coeur de l'économie caravanière et du commerce transsaharien. L'épi de mil rappelle l'agriculture pluviale et de décrue pratiquée dans les régions méridionales. L'ensemble figure ainsi les deux versants du territoire, saharien au nord et sahélien au sud.

Origine et révisions

Le premier sceau a été adopté en 1959, en même temps que le drapeau, à la veille de l'indépendance. Une version révisée est entrée en vigueur en 2018, après le référendum constitutionnel de l'année précédente qui avait déjà modifié le pavillon national. Cette nouvelle mouture harmonise les teintes de l'emblème avec celles du drapeau et précise le dessin du croissant.

Devise et autres symboles

La devise nationale associe les mots honneur, fraternité et justice. Elle accompagne l'emblème dans les usages protocolaires et figure, avec le drapeau, l'hymne et la langue officielle, parmi les éléments que la Constitution de 1991 énumère au titre des symboles de la République. Le sceau est apposé sur les lois promulguées et sur les actes émanant de la présidence.

Présence dans l'espace public

L'emblème apparaît sur les passeports, sur les plaques des véhicules diplomatiques et sur les coupures émises par la Banque centrale de Mauritanie. Il orne également les frontons des préfectures et des tribunaux. La législation sur les symboles nationaux en réserve la reproduction aux institutions et aux manifestations officielles, et encadre les usages commerciaux qui pourraient en découler.