Aller en Mauritanie en autocar

Liaisons depuis le Maroc

Aucune ligne d'autocar régulière ne relie directement l'Europe à la Mauritanie. Depuis le Maroc, l'itinéraire terrestre suit la côte atlantique par Agadir, Laayoune et Dakhla, jusqu'au poste frontière de Guerguerat, auquel répond côté mauritanien le poste du PK55, à cinquante-cinq kilomètres de Nouadhibou. Des autocars marocains desservent Dakhla, mais franchissent rarement la frontière, et le dernier tronçon se parcourt en taxi collectif ou en minibus.

Liaisons depuis le Sénégal et le Mali

Depuis Dakar, des taxis-brousse et des minibus rejoignent le poste frontière de Rosso, sur le fleuve Sénégal, où un bac assure la traversée, ou celui du barrage de Diama, plus proche de l'embouchure. Le trajet se poursuit ensuite vers Nouakchott sur environ deux cents kilomètres de route goudronnée. Vers le Mali, la route de l'Espoir aboutit à Néma, dans l'est du pays, mais les secteurs frontaliers de cette région figurent parmi les zones formellement déconseillées par les conseils aux voyageurs français.

Réseau intérieur d'autocars

À l'intérieur du pays, le transport collectif repose sur des minibus, des taxis-brousse et quelques compagnies de bus reliant Nouakchott aux principales villes. La liaison la plus fréquentée emprunte la route côtière vers Nouadhibou, longue de près de 450 kilomètres et goudronnée depuis la fin des années 2010. Vers l'est, la route de l'Espoir dessert Boutilimit, Aleg, Kiffa et Ayoun el-Atrouss avant d'atteindre Néma, à plus de mille kilomètres de la capitale. Au-delà des axes bitumés, la desserte devient irrégulière et relève du transport partagé en véhicule tout terrain.

Confort et durée des trajets

Les véhicules partent le plus souvent une fois complets, sans horaire affiché, et les temps de parcours dépendent de l'état de la chaussée, des contrôles de police et de l'ensablement de certaines sections. La climatisation reste rare, les bagages voyagent sur le toit et les arrêts se limitent aux stations-service. Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères souligne la dangerosité de la circulation nocturne, liée à l'état des véhicules, à la divagation des animaux et aux comportements au volant.