Aller en Mauritanie par la route

Itinéraire transsaharien par le Maroc

La route la plus empruntée depuis l'Europe traverse le Maroc puis le Sahara occidental. Elle longe la côte atlantique par Agadir, Laayoune et Dakhla avant d'atteindre le poste frontière de Guerguerat, auquel succède le poste mauritanien du PK55, situé à cinquante-cinq kilomètres de Nouadhibou. C'est le seul point de passage routier ouvert entre les deux pays. La chaussée est goudronnée sur la quasi-totalité du parcours, mais l'ensablement impose de la vigilance sur les sections proches de l'océan.

Formalités au poste frontière

Le visa biométrique s'obtient au PK55 comme dans les aéroports, au tarif de 55 euros pour un séjour de trente jours et une seule entrée, selon la fiche publiée par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères et mise à jour en 2024. Le passeport doit être valable six mois au moins. Les véhicules étrangers font l'objet d'un titre de circulation temporaire délivré par la douane et d'une assurance mauritanienne souscrite sur place. Le transport de boissons alcoolisées est prohibé et expose à des poursuites pénales.

Accès depuis le Sénégal

Au sud, deux postes relient la Mauritanie au Sénégal. Rosso, sur le fleuve Sénégal, fonctionne avec un bac et connaît une forte affluence de poids lourds. Le barrage de Diama, plus proche de l'embouchure, constitue une alternative appréciée des voyageurs motorisés, avec un accès traversant le parc national du Diawling. Nouakchott se trouve à environ deux cents kilomètres de Rosso par une route goudronnée.

Grands axes routiers du pays

La route côtière relie Nouakchott à Nouadhibou sur près de 450 kilomètres et forme le principal corridor nord-sud depuis son achèvement à la fin des années 2010. La route de l'Espoir, construite entre le début des années 1970 et le début des années 1980, part de la capitale vers Néma sur plus de mille kilomètres, en desservant Boutilimit, Aleg, Kiffa et Ayoun el-Atrouss. Une troisième liaison bitumée remonte vers Akjoujt puis Atar. Au-delà, la progression vers Chinguetti, Ouadane et les oasis emprunte des pistes qui réclament un véhicule tout terrain et un accompagnement local.

Sécurité et zones sensibles

Les conseils aux voyageurs français déconseillaient formellement en 2024 la bande frontalière avec le Mali, le nord de Zouerate et le sud-est du pays, et signalaient plusieurs wilayas méridionales comme déconseillées sauf raison impérative. La circulation de nuit reste risquée en raison de l'état des véhicules et de la divagation du bétail. Ces avis évoluent et font foi avant tout départ.