Ecoles et enseignement en Mauritanie
Organisation du système scolaire
Le système éducatif mauritanien s'inspire du modèle français dans son architecture, avec un enseignement fondamental de six années, un premier cycle secondaire, un second cycle sanctionné par le baccalauréat, puis l'enseignement supérieur. La scolarisation est obligatoire pour les enfants de six à quatorze ans. L'arabe est la langue d'enseignement principale depuis les réformes d'arabisation, le français conservant une place notable dans les filières scientifiques et techniques ainsi que dans le supérieur.
Écoles coraniques et mahadras
La mahadra, école traditionnelle installée auprès d'une famille de lettrés ou déplacée avec les campements, occupe une place ancienne dans la transmission du savoir. Elle enseigne le Coran, la grammaire arabe, le droit musulman et la poésie, et les bibliothèques de Chinguetti et de Ouadane témoignent de cette tradition savante. Ces structures continuent de fonctionner en parallèle du réseau public, en particulier en milieu rural et dans les communautés restées mobiles.
Enseignement supérieur
L'université de Nouakchott regroupe l'essentiel de l'offre publique, avec des facultés de lettres et sciences humaines, de sciences juridiques et économiques et de sciences et techniques. Des instituts spécialisés forment aux métiers de la santé, des mines, de la pêche et de l'administration. Une partie des étudiants poursuit son cursus au Maroc, en Tunisie, au Sénégal ou en France, dans le cadre de bourses ou de démarches individuelles.
Scolarisation des enfants expatriés
Les familles étrangères installées à Nouakchott disposent d'un établissement français homologué par le ministère français de l'éducation nationale, qui suit les programmes de la maternelle au lycée, ainsi que de quelques écoles privées bilingues ou internationales. Les places sont comptées et les inscriptions s'anticipent plusieurs mois avant la rentrée. Hors de la capitale, ce type d'offre est inexistant et l'enseignement à distance reste la solution retenue par les familles affectées sur des sites isolés.
Difficultés et évolutions
L'alphabétisation des adultes progresse mais demeure incomplète, et la déperdition scolaire touche particulièrement les filles en milieu rural ainsi que les enfants des familles nomades. Les effectifs par classe, le déficit d'enseignants qualifiés et l'état des bâtiments figurent parmi les difficultés récurrentes du secteur public. Des programmes soutenus par des bailleurs internationaux portent sur la formation des maîtres, la construction d'établissements et l'accès des filles au collège.